3.
Côte escarpée, voire falaise, qui est bordée de fonds marins verticaux et très profonds.
['Vezzano n’était qu’un îlot minuscule, et les traités de navigation que j’avais feuilletés à l’Amirauté ne lui consacraient qu’une courte notice : on le mentionnait surtout pour la singularité de ses rivages accores et de leurs falaises dressées en face des flèches à demi submergées des lagunes, qui pouvaient offrir un abri aux navires surpris par les brusques coups de vent de l’hiver du Sud.', 'Agile comme un chat sauvage, il escalada la paroi accore, s’aidant des crampons enfoncés dans les moellons à des distances régulières.', 'On distingue plusieurs genres de ressac :\n1° Le ressac par choc contre un accore […]\n1° Ressac dû au choc contre un obstacle. — Lorsqu’une lame vient à rencontrer un obstacle vertical qui résiste, elle est en partie réfléchie, une portion de sa force vive est consommée par le choc et transformée en chaleur, mais la portion la plus forte est annulée par un travail de soulèvement des eaux ; les eaux s’élèvent verticalement le long de l’accore, et montent même quelquefois à des hauteurs considérables ; cette masse ascendante conserve toujours une partie de sa pression horizontale et, si elle arrive à dépasser le sommet de l’accore, cette pression se manifeste par une projection parabolique des eaux […] Cette masse ascendante, lorsqu’elle a épuisé sa force vive, s’affaisse et prend une vitesse croissante de haut en bas ; la surface des eaux se creuse au pied de l’accore, qui peut arriver à se découvrir bien que situé à une assez grande profondeur au-dessous du niveau moyen des lames. Ces eaux descendantes attaquent énergiquement le sol et l’affouillent […] une partie de la lame qui vient frapper l’accore est probablement déviée le long de la surface verticale, de haut en bas, et concourt à produire l’affouillement. La profondeur maxima de l’affouillement n’est pas au pied même de l’accore, mais à une certaine distance, et un certain talus courbe raccorde le point le plus creux avec le pied de l’accore ; cet effet est dû à la déviation des filets liquides ; une certaine quantité d’eau doit, à l’origine du mouvement, se constituer en remous dans l’angle de l’accore et du fond.', 'Ses embarcations furent envoyées à terre avec mission de visiter les accores de la côte.']