VER
/ɑ̃ʒe/
Définitions
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1.
Embarrasser, incommoder. Après avoir eu le sens neutre de pousser, croître, provenir, et le sens actif de pourvoir (un terrain du germe de …), laisser choir sa graine en terre, fournir (surtout en plantes), doter (de), ce verbe s’est pris ironiquement dans ce dernier sens, en parlant de choses mauvaises ou incommodes ^([1]).
['ANGER, verbe actif :\nVotre père se moque-t-il de vouloir vous anger de son avocat de Limoges ?\n([Molière,] M. de Pourc. [Pourceaugnac], I, 1.)\nCe mot vient du latin augere, par la confusion, autrefois très-fréquente, de l’n et de l’u. De l’italien montone est venu mouton ; de monasterium, par syncope monstier et moustier, de conventus, convent et couvent, etc.\n« Il les angea de petits Mazillons,\n« Desquels on fit de petits moinillons. » (La Fontaine, Mazet. [Mazet de Lamporechio])\nAuxit eas. De l’idée d’augmentation à l’idée d’embarras il n’y a presque pas de distance. Mais M. Auger se trompe trois fois quand il dit que anger n’est pas dans Nicot, qu’il vient du latin angere, et qu’il signifie incommoder.\nAnger est dans Nicot, mais écrit par un e : enger. Cette orthographe vicieuse a prévalu, et persiste encore dans engeance, dont le sens prouve bien l’étymologie augere. C’est angoisse qui vient d’angere.\nTrévoux se trompe encore plus gravement quand il fait venir enger du latin ingignere.\nAnger était à la fois verbe actif et verbe neutre, absolument comme augere en latin. Voici les exemples cités par Nicot :\n« L’ambassadeur Nicot a engé la France de l’herbe nicotiane, »\noù l’on voit que enger n’implique pas une idée de blâme.\n« La peste enge fort ;...... ceste dartre enge grandement, c’est-à-dire, croist, se dilate, se multiplie. » Auget.']
Antonymes
Formes fléchies
| Forme | Phonétique | Traits | Syllabes |
|---|---|---|---|
| anger | /ɑ̃ʒe/ | Vm |