1.
Adepte du babisme.
['Un second babi tira immédiatement sur le shah qui n’échappa à la mort que grâce à la présence d’esprit d’un de ses officiers accouru assez tôt pour détourner le bras du meurtrier.', 'Les babis forment une secte très-répandue en Perse ; formaient, dirait-on dans le langage officiel car il est convenu que, depuis 1852, la secte est éteinte. A quoi, sans cela, auraient servi tant de décrets rendus contre elle, et tant de supplices ?', 'Leur mari et père avait été exécuté quinze ans plus tôt, injustement accusé d’appartenir à une secte dissidente, les babis, qui prônaient l’abolition de la polygamie, l’égalité absolue entre hommes et femmes et l’établissement d’un régime démocratique.']
2.
Travailleur immigré italien.
['Les Marseillais surnommaient avec mépris « babis » ces étrangers craints et mal tolérés. Les griefs ne manquaient pas. Ils cassaient le travail, brisaient les grèves, venaient « manger le pain des Français ».', 'Le racisme anti-italien, dans le sud de la France, était équivalent au racisme anti-belge dans le Nord du pays, et pour les mêmes raisons. Les Italiens étaient affublés de surnoms déshonorants par leurs homologues provençaux : « bachins », « babis » (« crapaud » en provençal et… en langue piémontaise), « christos » et « macaronis ». Le terme « rital » était alors inusité']