NOM — f
/dɛfu/
Définitions
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1.
Casquette très haute et s’évasant à son sommet, utilisée par les souteneurs fréquentant les fortifs de Paris à la fin du XIXᵉ siècle, considérée à l’époque comme emblématique de ces personnages, ainsi que des escarpes d’une manière générale.
['L’Académie française, obligée un jour de recevoir ce mot dans son dictionnaire, définira peut-être la Desfoux, « une coiffure pour homme à la mode dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle ». Et un romancier peu scrupuleux écrira : « Le marquis était en gants blancs, en habit, et portait la Desfoux, qui était de rigueur à cette époque, toutes les fois qu’on allait dans le monde ».', 'Mais quoi ! Xaintrailles et Clarence portent le casque et non la casquette. L’auteur ne pouvait pourtant pas coiffer de « Desfoux » les héros de la guerre de Cent-Ans.', 'Un de ces rôdeurs qui, le soir,\nSe glissent lorsqu’il fait bien noir\nHors de leurs niches,\nLes yeux brillants sous la Desfoux\nEt tordant d’ un air en dessous,\nD’énormes guiches.', 'C’est enlinceulé dans une longue blouse bleue de laitier, une Desfoux enfoncée jusqu’aux oreilles sur les guiches en rouflaquettes, les pieds ballant dans des espadrilles, que surgit, à l’heure trouble des crépuscules, l’anonyme et hideux homme des berges.', 'J’ai qu’eun’ Desfoux quoi, eun’ tasquette\nJ’ai pas des douzain’s de grimpants,\nJ’ai pas d’col en zinc à ma liquette\nPas d’croqu’nots où qu’c’est qu’on s’voit d’dans...']
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2.
Variante de Desfoux.
["Le chapelier parisien Antoine DESFOUX lança en 1857 une casquette haute, à trois « ponts », aussitôt adoptée par les mauvais garçons de l'époque, qui la nommèrent naturellement une desfoux.", '… de bateliers en camisole de laine, de mousses au feutre mou, de jeunes flambarts coiffés de la desfoux anversoise, de poissonnières et de marchandes de moules, ….']
Dérivés
Formes fléchies
| Forme | Phonétique | Traits | Syllabes |
|---|---|---|---|
| desfoux | /dɛfu/ | Ncfs |