NOM — f
/deɡutasjɔ̃/
Syllabes : de.ɡu.ta.sjɔ̃
Orthocode : dé.goû.ta.tion
Définitions
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1.
Fort sentiment de dégoût, de répugnance.
C'est ainsi que M. de la Hourmerie l’entendit pousser l’un sur l'autre plusieurs « Pouah ! » significatifs, et essuyer bruyamment de sa botte les crachats semés par le plancher en signe de dégoûtation.
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2.
Ce qui inspire ce sentiment.
Médecin et ami du même Clemenceau, le professeur Debove avait la marotte de laver l’estomac de ses infortunés clients. Il leur ingurgitait, à cet effet, un long tube de caoutchouc, aboutissant à une sorte de coupe où se concentrait cette dégoûtation. Ainsi multipliait-il les érosions et ulcérations de la muqueuse, au milieu de terribles nausées.– Un cimetière ! Je le les montrerai quelque jour, si ça t'intéresse, ces immenses étendues de boue jaune, parsemées de cercueils éventrés, abandonnés à même le sol. On ne peut rien rêver de mieux comme dégoûtation.Et dire qu'on va, sans plus tarder, leur coller le bulletin de vote, à ces lascars.J’l’ai dit à ton sacré père : les militaires, c’est la dégoûtation de la France. T’entends ? I nous volent not’bénéfice ! Not’sueur, c’est pour eux qu’è coule !
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3.
Ce qui inspire ce sentiment.
On lit ici et là que le vertige de l’argent est une infecte dégoûtation.
Étymologie
Dérivé de dégoûter, avec le suffixe -ation.
Mots apparentés
Formes fléchies
| Forme | Phonétique | Traits | Syllabes | Orthocode |
|---|---|---|---|---|
| dégoûtation | /deɡutasjɔ̃/ | Ncfs | de.ɡu.ta.sjɔ̃ | dé.goû.ta.tion |
| dégoûtations | /deɡutasjɔ̃/ | Ncfp | de.ɡu.ta.sjɔ̃ | dé.goû.ta.tions° |