1.
Prénom féminin.
['Marianne se releva, enfila sa robe de chambre et se dirigea vers la porte, pendant que Charles feignait maladroitement d’être réveillé en sursaut.', 'À Montréal, la vie continue, voici que nous arrive Léa, la seconde fille de Paule et Alain, je me suis dit que, née deux cents ans après la révolution de 1789, elle pourrait se nommer Marianne, porter le flambeau des Lumières, mais je ne suis que le grand-père !']
2.
Personnification féminine et allégorie de la République française.
['Bref, tout ça prouve au combattant\nQue Marianne a la peau brune\nDu chien dans le ventre et qu’il est temps\nDe crier « Vive la Commune ! »', '« Mais oui, mon cher, c’est ça la France d’aujourd’hui… Marianne a des bigoudis, des mitaines et un moine pour réchauffer son pied droit. C’est une coquette repentie qui se faisait trousser gaillardement par les sans-culottes et qui maintenant porte des dessous très bourgeois… Si vous la voyez de temps en temps se mettre un peu de rouge sur les joues, ne vous y trompez pas… C’est un vieux reste de coquetterie qu’elle va expier le lendemain sur l’autel de la démocratie. »', 'La veille, le jeune patron étala sur le comptoir tous les flacons, en transvasa un dans une bouteille représentant une Marianne avec son bonnet phrygien.', 'Si l’église, à Plouha, n’affichait pas d’hostilité déclarée au régime républicain, nous savions à la maison qu’il était arrivé aux curés, non loin de nous, dans leurs prêches en breton, de tonner en chaire contre « Marianna fri louz », littéralement « Marianne au nez sale, Marianne la morveuse », et nous goûtions peu ces sarcasmes.']