NOM — m
/mɔ̃sjø/
Syllabes : mɔ̃.sjø
Orthocode : mon.sieur°
Fréquence
490.0
composite /M
739.1
OpenSubtitles
324.9
Frantext
Fréquences par million de mots. Composite = moyenne géométrique des sources disponibles. En savoir plus
Définitions
-
1.
Appellation permettant de s’adresser de façon polie à un homme (un client, un professeur, un passant, etc.).
Bonjour, monsieur !On s’est habitué, de notre temps, à mettre monseigneur devant un nom propre, à dire monseigneur Dupanloup, monseigneur Affre. C’est là une faute de français ; le mot « monseigneur » ne doit s’employer qu’au vocatif ou devant un nom de dignité. En s’adressant à M. Dupanloup, à M. Affre, on devrait dire : monseigneur. En parlant d’eux, on devrait dire : monsieur Dupanloup, monsieur Affre, monsieur ou monseigneur l’archevêque de Paris, monsieur ou monseigneur l’archevêque d'Orléans.Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur.
-
2.
Homme dont on ne connaît pas le nom (par opposition à dame, madame).
Un monsieur et une dame passent devant moi, interrompant leur conversation pour que je ne les entende pas, comme s’ils me refusaient l’aumône de ce qu’ils pensent.Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude.Il n’y a plus rien Que les pères et les mères Que ceux qui t’ont fait Que ceux qui ont fait tous les autres Que les « monsieur » Que les « madame »
-
3.
Terme courtois pour un homme (par opposition à dame et demoiselle).
Mais super, super catholique pratiquante : les scouts, les rallyes, les premières communions, les jupes bleu marine, les cols Claudine, les talons plats, les madeleines confectionnées pour les vendre à la kermesse de monsieur le curé.
-
4.
Le chef, le maître de maison, dans le langage des domestiques.
Vous demandez monsieur, il est sorti.Lorsqu’il était tout près de mourir, les métayers disaient : « Après lui, il n’y aura plus de monsieur, ici. »
-
5.
Homme qui a les dehors d’un bourgeois, dont le langage et les manières annoncent quelque éducation.
Il est venu un monsieur vous demander.— moi, je ne connais pas les monsieurs les uns des autres. Ça me paraît qu’ils sont tous habillés et tous faits de même. C’est la vérité que je n’y connais rien, ma foi !Quelques minutes s’écoulèrent, puis apparut un grand jeune homme qui n’était pas un ouvrier, mais bien un monsieur, beaucoup plus monsieur même par ses manières et sa tenue soignée que l’ingénieur et les employés.
-
6.
Personnage d’un rang important (→ voir grand monsieur).
Leur père, le Granger, gros cultivateur, mi-paysan, moitié monsieur ayant, comme on dit, du foin dans ses bottes, était bien avec toutes les grosses légumes du canton […]Pourtant, ils étaient tous accourus pour contempler ce spectacle insolite : une robuste Ford transportant dans la petite bourgade des « messieurs de Paris », puis fonçant en pleine lande en broyant au passage les cades et les genévriers.Oui, c’est le maître. Il faut que ce soit queuque gros, gros Monsieur, car il a du dor à son habit tout depis le haut jusqu’en bas ; et ceux qui le servont sont des Monsieux eux-mesmes ; et stapandant, tout gros Monsieur qu’il est, il serait, par ma fique, nayé, si je n’aviomme esté là. — (Molière Dom Juan ou Le Festin de pierre acte 2, scène première)
- 7. Nom donné, par antiphrase, au cochon.
-
8.
Dans le Bas-Maine, nom donné autrefois au vin.
Au XVIᵉ siècle encore, chez nos voisins la bière était la boisson du peuple et des domestiques « comme moins chère et plus commune » (Traité du Sidre, par Paulmier, 1573), et le cidre la boisson de luxe réservée aux maîtres. Nous avons vu qu’il en était tout différemment dans le Bas-Maine, à cette époque où le vin était appelé « Monsieur », et le cidre « Gilles du Pommain, breuvage de maczons ».
-
9.
Un homme quelconque.
Jusqu’aux cravates, au petit nœud suavement bloqué par une épingle dans l’échancrure du col, jusqu’au feu d’un vrai diam’ et au cuir mat du bracelet-montre, on sentait ces messieurs soucieux de leur mise.La Condamine avait exigé aussitôt de Hugo un quart-de-cercle tout semblable pour Bouguer et lui-même, et Godin n’avait pu s’y opposer, mais depuis monsieur faisait bande à part et ne communiquait plus ses résultats comme il en avait été connu.On aurait pu se demander si Joseph n’avait pas seulement parlé pour lui seul, pour s’entendre dire ce qu’il venait de découvrir: le mot de la fin en matière des monsieurs Jo.
Étymologie
(1314) Du mot Monsieur, lequel a perdu sa majuscule et est devenu nom commun malgré la présence du mon qui est lui-même un déterminant. référence nécessaire (résoudre le problème)
Proverbes et locutions
- Monsieur est servi
Synonymes
Antonymes
Hyperonymes
amniote NOM
animal NOM
bilatérien NOM
chanson NOM
chordé NOM
cordé ADJ
crâniate NOM
deutérostomien NOM
documentaire NOM
eucaryote NOM
eumétazoaire NOM
euthérien NOM
film NOM
gnathostome NOM
homme NOM
humain NOM
individu NOM
mammifère NOM
métazoaire NOM
oeuvre NOM
opisthoconte NOM
organisme NOM
personnage NOM
personne NOM
primate NOM
prince NOM
roman NOM
synapside NOM
thérapside NOM
thérien NOM
titre NOM
tétrapode NOM
vertébré NOM
ébauche NOM
épineurien NOM
être NOM
Mots apparentés
Formes fléchies
| Forme | Phonétique | Traits | Syllabes | Orthocode |
|---|---|---|---|---|
| messieurs | /mesjø/ | Ncmp | me.sjø | me.ssieur°s° |
| monsieur | /mɔ̃sjø/ | Ncms | mɔ̃.sjø | mon.sieur° |