mécontemporain

NOM — m

/mekɔ̃tɑ̃pɔʁɛ̃/

Syllabes : me.kɔ̃.tɑ̃.pɔ.ʁɛ̃ Orthocode : mé.con.tem.po.rain

Définitions

  1. 1. Celui qui n'est pas contemporain, qui n'est pas de son époque. personne qui refuse de suivre la pensée dominante, ou le mode de vie courant et majoritaire de son époque face à laquelle il adopte une attitude ou une posture critique contre le conformisme ambiant.
    Ernest Psichari, mon enfant, vous aussi vous serez de mon parti. C'est le grand parti, ce n'est point encore ce grand parti des mécontemporains, dont Pesloüan fonda les premières assises, c'est un parti plus proprement politique.
    Le philosophe et polémiste Alain Finkielkraut a consacré un essai à Péguy (Le Mécontemporain : Charles Péguy, lecteur du monde moderne, publié chez Gallimard en 1992), car celui-ci l'inspire pour sa propre critique de la modernité. De ce fait Finkielkraut est lui aussi souvent nommé “mécontemporain” dans la presse, appellation qu'il revendiquerait lui-même très probablement. Il est d'ailleurs présenté ainsi dans le mensuel “Philosophie Magazine” : « visionnaire pour les uns, réactionnaire pour les autres, ce “mécontemporain” sait se faire des ennemis, qu’il dénonce la crise de l’école ou de l’intégration. Mais c’est aussi un philosophe rigoureux pour qui le concept n’est rien sans l’affect. Nous l’avons rencontré à l’occasion de la sortie de son dernier livre “L’Identité malheureuse” [2013]. ».
    L'économiste, conseiller ministériel et humoriste Georges Elgozy a utilisé le même vocable pour le titre d'un de ses essais, recueil d'aphorismes qui mêlent traits d'esprit et observations de son époque, et qui dessinent une critique sarcastique de l'administration et du fonctionnement politique de la France des années 1960 : Nos mécontemporains, chez Hachette en 1970. On y trouve par exemple des phrases comme celles-ci : « Comme dans toute autre nation, les technocrates se font un devoir et un jeu d’étouffer les révolutions, de dénaturer les idéologies, de bâtarder l’éducation. » Ou encore : « La politique est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire ; ce qui est nécessaire, c'est d'être élu. » .

Étymologie

Du latin contemporaneus, avec le préfixe mé- (du vieux-francique *missa = « faux »), qui a un sens privatif, négatif (ou de refus) ou encore péjoratif. Attesté depuis au moins le début du XXᵉ siècle.

Dérivés

Formes fléchies

Forme Phonétique Traits Syllabes Orthocode
mécontemporain /mekɔ̃tɑ̃pɔʁɛ̃/ Ncms me.kɔ̃.tɑ̃.pɔ.ʁɛ̃ mé.con.tem.po.rain