otolondrer

VER

/otolɔ̃dʁe/

Définitions

  1. 1. Ennuyer.
    ['Le préfet m’otolondre toujours, répondit Corentin à l’oreille de son ami.', 'Reconnaissons d’ailleurs la haute antiquité de l’argot ! il contient un dixième de mots de la langue romane, un autre dixième de la vieille langue gauloise de Rabelais. Effondrer (enfoncer), otolondrer (ennuyer), cambrioler (tout ce qui se fait dans une chambre), aubert (argent), gironde (belle, le nom d’un fleuve en langue d’oc), fouillouse (poche), appartiennent à la langue du XIVᵉ et du XVᵉ siècle.', 'À part les manèges, les tirs, les hideux bazars forains, exception faite pour les carrousels qui mettent le mal de mer à la portée des classes laborieuses, tandis que mugissent les orgues hydrauliques, maladie exécrable de l’oreille et que les suppôts du Roi de Thune pilonnent, avec l’assentiment du maigre Lépine, les électeurs agglomérés ; à part ces meneurs de jeux qui « s’amusent » pour accréditer n’importe quelle firme, étendre leur négoce ou manger du cervelas, Paris a l’air de s’otolondrer, sur les ruines de la Bastille, comme un lecteur (s’il en existe encore) de feu Thureau-Dangin.']

Formes fléchies

Forme Phonétique Traits Syllabes
otolondrer /otolɔ̃dʁe/ Vm