ADJ
/mɔʁn/
Définitions
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1.
Qui est d’une tristesse sombre, allant jusqu’à l’abattement.
['Le malheureux Lion, languissant, triste, et morne,\nPeut à peine rugir, par l’âge estropié.\nIl attend son destin, sans faire aucunes plaintes ;', 'Là étaient les débris vivants des meurtrières rencontres des premiers jours : dragons, zouaves, chasseurs de Vincennes, turcos, soldats de la ligne, hussards, lanciers, tous hâves, silencieux, mornes, traînant ce qui leur restait de souffle.', 'En de certains jours, ma pauvre petite reste morne, attentive, comme si elle attendait quelqu’un […]', 'Les Comanches et les chasseurs restèrent mornes et silencieux, attendant sans bouger l’arrivée des pirates.', 'Le curé de Melotte […] n’était plus craint. Ses foudres de carton, ses tonnerres lointains, l’évocation des bûchers infernaux, la promesse des félicités paradisiaques dans un éden, somme toute, passablement morne et fort problématique, ne faisaient plus guère frémir que quelques vieilles dévotes et les gosses de neuf à onze ans […]', 'L’expression du regard de cette enfant de huit ans était habituellement si morne et parfois si tragique qu’il semblait, à de certains moments, qu’elle fût en train de devenir une idiot ou un démon.']
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2.
Qualifie un temps obscur et couvert.
['Comme un lourd océan sorti de ses rivages,\nÀ leur voix la nuit morne engloutit le soleil,\nEt l’éclair de la foudre entr’ouvre les nuages.', 'La fatigue, le temps morne (j’entends de la pluie dans le soir), l’ombre qui augmente ma solitude et m’agrandit malgré tous mes efforts et puis quelque chose d’autre, je ne sais quoi, m’attristent.']
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3.
Qualifie une couleur sombre, obscure, qui n’a ni vivacité ni éclat.
['[…] rien ne resplendit plus, après minuit, que cinq ou six débits mal fréquentés dont l’éclairage ourle le trottoir d’un morne flamboiement.']
Synonymes
Antonymes
Formes fléchies
| Forme | Phonétique | Traits | Syllabes |
|---|---|---|---|
| morne | /mɔʁn/ | Afpfs | |
| mornes | /mɔʁn/ | Afpfp |