rage

NOM — f

/ʁaʒ/

Définitions

  1. 1. Maladie (nommée aussi hydrophobie) dont sont affectés les chiens, plus rarement les loups et les chats, et qui peut se communiquer aux autres animaux et même à l’être humain ; caractérisée par le besoin de mordre, par des convulsions et par une salivation propre à inoculer la maladie.
    ["Le neuvième jour, un des paysans, contractant ses mâchoires comme les branches d'un étau, entra en rage. On le transporta en hâte dans un pavillon d’isolement, mais ses cris traversaient les cloisons et je n'oublierai jamais les visages épouvantés de ses compagnons, condamnés au même sort, qui se bouchaient les oreilles de leurs gros doigts mâchurés par le fauve.", 'L’œuf pondu le vendredi saint préservait de la foudre, mangé il garantissait de la fièvre ou de la rage […].', "Quand une personne en mord une autre, on doit tout de suite penser à la rage : c’est pourquoi j'estimais qu'il serait prudent de les envoyer tous les deux chez ce M. Pasteur, qui avait guéri le berger Jupille dans mon livre de Leçons de Choses ; sinon leur vie risquerait de se terminer par une atroce bataille de vieillards enragés, dont on parlerait dans le journal.", 'La rage. L’homme est infecté par la salive d’un animal enragé. Il est infecté s’il est mordu ou lorsque la salive de l’animal pénètre dans son sang par une blessure ou une égratignure.']
  2. 2. Crise douloureuse.
    ['Rage de dents.']
  3. 3. Excès dans l’action.
    ['Le vent, qui parfois mollissait, reprenait bientôt avec plus de rage, au milieu de grains de grêle et de neige.']
  4. 4. Violent transport de dépit, de colère, de haine, de cruauté, etc.
    ['Et voilà qu’Eugène passait les soirées entières dans le salon jaune, écoutant religieusement ces grotesques que lui, Aristide, avait si impitoyablement raillés. Quand il sut, par les bavardages de la ville, que son frère donnait des poignées de main à Granoux et en recevait du marquis, il se demanda avec anxiété ce qu’il devait croire. Se serait-il trompé à ce point ? Les légitimistes ou les orléanistes auraient-ils quelque chance de succès ? Cette pensée le terrifia. Il perdit son équilibre, et, comme il arrive souvent, il tomba sur les conservateurs avec plus de rage, pour se venger de son aveuglement.', 'Pendant qu’il se débondait avec rage dans un besoin d’évacuer toute sa purulence, les autres écoutaient, vivement intéressés, presque apitoyés.', 'Il n’alla pas non plus de leur côté, parce qu’il sentait bouillonner au-dedans de lui un trop-plein de rage et d’appréhension, et qu’il éprouvait le besoin de tirer sur ces deux hommes.', 'Il écume de rage. — Il a eu un violent accès de rage.', 'Il a passé sa rage sur le premier venu. — Il était au comble de la rage.', 'Il étouffait de rage. — Sa rage s’est calmée, s’est apaisée.']
  5. 5. Violente passion ; penchant outré ; goût excessif.
    ['Cet homme a la rage du jeu.', 'Il a la rage de parler.', 'Il a la rage d’écrire, de faire des vers.']
  6. 6. Diminutif de ragequit.

Mots apparentés

Formes fléchies

Forme Phonétique Traits Syllabes
rage /ʁaʒ/ Ncfs
rages /ʁaʒ/ Ncfp

Entités liées