trêve

NOM — f

/tʁɛv/

Définitions

  1. 1. Suspension de l’usage des armes, cessation de tout acte d’hostilité pour un certain temps, par convention faite entre deux États, entre deux partis qui sont en guerre.
    ['Le Roi a une entrevue à Nice avec le Pape Paul III, qui ménage une trêve de dix ans entre les Puissances belligérantes.', 'J’ai peu de choses importantes à vous apprendre, […], si ce n’est la nouvelle déjà confirmée d’une trêve entre les croisés et Saladin.', 'Cette trêve boiteuse fut définitivement rompue par l’assassinat (car il n’y a pas d’autre mot pour un tel acte) du Wetterhorn, au-dessus de Union Square […].']
  2. 2. Toute suspension d’hostilités entre adversaires.
  3. 3. Relâche.
    ['Soyez les apôtres de ma Cause, cause sacrée, qui est celle de la défaite noble et fière, défaite temporaire... Faites le plus possible de prosélytes ; travaillez-y sans trêve ni relâche...', 'un bombardement sans cesse ni trêve', 'Catherine remarqua que les regards d’Isabelle allaient sans trêve de l’une à l’autre porte, comme anxieux.', 'Nos gouvernements ne résistent pas à la tentation de l’infantilisation qui devient exaspérante. Nous aurons droit à une trêve de Noël supervisée par des experts de la Santé publique. Ottawa nous dit même à quel volume mettre la musique.']
  4. 4. Cesser quelque chose ; cesser de parler de quelque chose.
    ['Trêve de balivernes.', 'Trêve du passé, revenons à notre saison estivale.', '– Bon, trêve de bavardages. On passe à l’action. Après tout, ce bled n’est qu’un nid infesté d’ennemis, ni plus ni moins.', 'Trêve de cérémonie.', 'trêve de compliments.']

Antonymes

Formes fléchies

Forme Phonétique Traits Syllabes
trêve /tʁɛv/ Ncfs
trêves /tʁɛv/ Ncfp

Entités liées