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1.
ou Celui qui fait métier de demander l’aumône, mendiant.
['Mener une vie de gueux.']
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2.
ou Indigent, nécessiteux, qui s’attire le mépris.
['On a beau leur venir en aide, ces gens-là sont toujours gueux.']
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3.
Coquin, fripon.
['Ce Pinacle était le plus grand gueux du pays ; il avait même eu, l’année précédente, une mauvaise affaire avec M. Goulden, qui lui réclamait le prix d’une montre qu’il s’était chargé de remettre à M. Anstett, le curé de Homert, et dont il avait mis l’argent en poche, disant me l’avoir payée à moi.', 'J’ai perdu!… toujours à cause de ce gueux d’article.', 'Oui, Théodore Calvi morfile (mange) sa dernière bouchée, dit le Biffon. Ah ! ses largues doivent joliment chigner des yeux, car il était aimé, le petit gueux !', 'Alors demeurait au fond de l’impasse Saint-Mittre, dans une masure dont les derrières donnaient sur le terrain des Fouque, un homme mal famé, que l’on désignait d’habitude sous cette locution, « ce gueux de Macquart. »', '— Mauvais gueux, mauvais fils, qui oses menacer son père !']
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4.
Celui qui est dans la gêne, dont les ressources sont au-dessous de son état.
['Diogène là-bas est aussi riche qu’eux [ceux qui entassent], Et l’avare ici-haut, comme lui, vit en gueux.']
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5.
Personne qui a le caractère mesquin.
['Non de ces gueux d’avis dont les prétentions Ne parlent que de vingt ou trente millions.']
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6.
Personne qui a mauvaise apparence ou mauvaise conduite.
['Les petits gueux [des enfants en haillons] quittèrent aussitôt le jeu en laissant à terre leurs palets, et tout ce qui avait servi à leur divertissement.', "Et voilà que je me rappelle les cortèges de gueux qu'on menait en musique, le 1ᵉʳ mai, à Tempelhof, jurer fidélité au Führer. Avec quelle joie, avec quelle foi elles clamaient le Horst-Wessel-Lied, l'hymne hitlérien, ces gueules blêmes."]
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7.
Autrefois, petit poële bas, servant de chaufferette.
["Passer des hivers rigoureux dans un comptoir, sans autre feu qu'un poêle à braise, un gueux en terre cuite, ne me souriait guère."]
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8.
Espèce d’oiseau de mer.
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9.
Nom que prirent, au seizième siècle, les huguenots des Flandres, à l’occasion du discours peu mesuré de Marguerite de Parme, gouvernante des Pays-Bas, qui avait dit en parlant des seigneurs calvinistes que c’était des gueux qu’elle ne redoutait pas.
['Gueux de mer, s’est dit des marins hollandais qui armèrent à la Brielle, en 1572, pour faire la course contre les Espagnols.', 'Gueux des bois, s’est dit, à la même époque, des paysans armés qui commencèrent à faire la guerre en partisans, pour fonder l’indépendance des Provinces-Unies.', 'Gueux d’État, Gueux de religion, nom qu’on leur donnait selon la nature de leurs revendications.']